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O L T R
MOUVEMENT POUR UNE ORTHODOXIE LOCALE
DE TRADITION RUSSE en Europe occidentale
“ Nous avons transmis la foi, l’espoir et l’amour du Seigneur à nos jeunes et aux natifs d’Occident...
Mais nous ne pouvons vivre que parce que nos racines demeurent dans la Sainte Russie. ”

Editorial de Février 2016 - Le Concile orthodoxe de 2016

Le mot même de « concile » évoque, pour tous les orthodoxes, les sept conciles œcuméniques qui ont condamné les hérésies et formulé la foi orthodoxe dans les premiers siècles de l'ère chrétienne. Ils étaient convoqués par l'empereur, rassemblaient les évêques de toute « l'oikoumène », « la terre habitée », afin de résoudre des conflits théologiques mettant en danger l'unité de la foi et donc, celle de l'empire. Disons-le tout de suite le concile prévu n'a rien à voir avec les conciles œcuméniques car les circonstances historiques ont changé.

Le concile projeté a été proposé par le patriarche Athénagoras, en 1961. Mais sa préparation n'a pu vraiment démarrer qu'après la fin de la « glaciation » imposée aux Eglises de l'Europe de l'est par les régimes communistes totalitaires. Contrairement aux problèmes qui se posaient aux conciles œcuméniques, les questions actuelles ne portent pas sur des divergences fondamentales sur la foi. Actuellement, les églises orthodoxes sont intimement unies par leur foi commune, attestée par leur communion dans l'Eucharistie.

 

Les divergences qui peuvent exister concernent surtout des questions de discipline ecclésiastique et/ou d'organisation. Ces divergences sont difficiles à surmonter, car les Eglises ont vécu et vivent toujours dans des conditions très différentes. Les problèmes pastoraux sont, bien sûr, affectés par cette diversité. De plus, en raison des circonstances historiques : Empire Ottoman, régimes communistes, les Eglises avaient perdu la possibilité de se rencontrer fréquemment et d'entretenir des relations suivies.

Le concile à venir est, donc, un évènement qui ne pourra que nous réjouir. Il va témoigner de la capacité des Eglises orthodoxes à collaborer et à manifester leur unité, non seulement dans la foi, mais aussi dans leur capacité à affronter les problèmes qui se posent à chacune d'entre elles, quand bien même elles ne parviennent pas toujours à les résoudre.

La question de l'organisation de l'Eglise dans la diaspora ne sera sans doute pas définitivement réglée. Cela est normal. C'est un problème nouveau dont les contours continuent à évoluer et aucune voie pour parvenir à un ordre canonique strict ne se dessine encore. Mais les progrès déjà accomplis, en partie grâce à la préparation de ce concile, sont déjà importants. Les orthodoxes en terre de diaspora ne sont pas encore canoniquement unis, mais ils entretiennent de bonnes relations et collaborent.

Nous devons, donc, saluer les efforts accomplis par les primats et les évêques de nos Eglises et prier pour que ces efforts soient bénis par l'Esprit Saint.

Séraphin Rehbinder

Président de l'OLTR

3 Février 2016

NB : Depuis juin 2016, une contibution du président de l'OLTR est proposée: Réactions au grand concile panorthodoxe

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